On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut.
On tente de jouer avec la vie pour faire croire qu'on la maîtrise. On roule trop vite, on frôle l'accident.
On prend trop de coke, on frôle l'overdose. Ca fait peur aux parents, des gènes de banquiers, de PDG, d'hommes d'affaires, qui dégénèrent à ce point-là, c'est quand même incroyable. Il y en a qui essaient de faire quelque chose, d'autres qui déclarent forfait. Il y en a qui sont jamais là, qui ne disent jamais rien,
mais qui signent le chèque à la fin du mois. Et on les déteste parce qu'ils donnent tant et si peu. Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air et si peu de ce qui compte vraiment. Et on finit par ne plus savoir ce qui compte, justement. Les limites s'estompent. On est comme un électron libre. On dépense chaque semaine l'équivalent de votre revenu mensuel, on fait l'amour comme vous faites vos courses. On mange, on dort, on baise, on sort . On a une carte de crédit à la place du cerveau, un aspirateur à la place du nez, et rien à la place du coeur, on va en boîte plus qu'on ne va en cours, on a plus de maisons qu'on a de vrais amis, et deux cents numéros dans notre répertoire qu'on appelle jamais. On est la jeunesse dorée. Et on n'a pas le droit de s'en plaindre, parce qu'il paraît qu'on a tout pour être heureux. Et on crève doucement dans nos appartements trop grands, des moulures à la place du ciel, repus, bourrés de coke et d'antidépresseurs, et le sourire aux lèvres ...
lissoudu69
16 ans
France
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